LE CIEL COMME TEMOIN

par Theo




Le paysage Méditerranéen, dans lequel nous habitions, quelques fois, est très accidenté. Il offre des cachettes et des couches naturelles. Au pied du Lubéron, les pins et les oliviers, dans lesquels crissent les cigales, sont nombreux.

Au fil du temps, nous y avions déterminé quelques emplacements favoris. Un chemin de terre raviné y conduisait. D'un côté coulait un torrent d'une eau pure, probablement alimenté par les nombreuses sources de la montagne. De l'autre côté, il était bordé de roches rouges dans lesquelles le temps avait creusé des galeries débouchant dans un espace qui offrait une certaine fraîcheur dispensée par de grands oliviers sauvages. L'endroit, loin des habitations, n'était pas facile d'accès, personne ne s'y aventurait. C'était notre décor bucolique.

Le chemin montait, Sabine marchait devant, je suivais à quelques pas. Elle ne portait aucun sous-vêtement. Sa poitrine, que je devinais libre, la vulve qu'elle avait plaisir à exposer " à l'air ", sous sa robe, me mettaient en condition.

Ses fesses, marquées, par le cintre de sa robe, ondulaient au grès de ses pas. ; De temps en temps, elle balançait le bas de sa robe ample au-dessus des fesses nues. Ce geste n'était pas seulement une invite mais aussi pour accrocher un peu d'air frais à son sexe frémissant.

Sabine s'engage dans la galerie " Cléopâtre ", comme nous l'avions baptisée. Elle se dirige vers une couche sous un olivier, je la rejoins. Elle déboutonne le haut de sa robe, la glisse à ses pieds et s'en sépare.

Elle est nue !!!

" Déshabille-toi, chéri !!! "

En plein air elle ressentait sa nudité complète. L'air agissait sur son corps comme un aphrodisiaque. Ses longs cheveux caressaient le haut de son dos, quelques mèches effleuraient ses seins.

Dans ce lieu idyllique et désert, nous nous sommes encore élevés au-dessus des préjugés, en prenant la liberté d'évoluer nus, face à un large panorama. Nous n'encourions aucun risque à notre occupation favorite en ce lieu. Etant donné que nous avions la conviction que la sexualité est la chose la mieux partagée du monde, nous étions confortés dans l'idée qu'il ne nous arriverait rien de désagréable. Le témoin involontaire, si cela devait se produire, serait suffisamment pris dans l'embarras et garderait une réserve décente.

Libérée de toute contrainte, Sabine entame une danse du ventre, en tournant lentement sur elle. Elle est belle comme façonnée par un artiste qui aurait amplifié le corps d'une adolescente. Il m'était difficile de résister aux mouvements d'onde de son ventre, de ses fesses, de ses seins tressaillant.

L'espace qui se déroulait à l'infini, autours de nous, servait des fantasmes non ressentis dans un espace clos. Il induisait des pulsions exhibitionnistes. Il supposait des regards voyeuristes qui exaspéraient notre désir.

L'érotisme est un élément important dans ma vie. Il se manifeste pleinement à la vue du beau sexe de Sabine, libéré de toute entrave. Je sentais en moi une forte envie de lui faire l'amour longtemps. En faisant l'amour avec elle, mon corps se chargeait d'une nouvelle force. Ce qu'elle me donnait : ses baisers, ses caresses, son corps étaient la nourriture qui me transmettait cette force. En retour, je lui renvoyais mes propres pulsions, mon énergie.

Nous étions à l'instant que nous préférions, l'instant miraculeux du désir. Elle me désirait autant que je la désirais. C'était à chaque fois une nouvelle émotion, un nouvel émerveillement qui nous grandissait sans jamais s'épuiser.

Elle arrête de danser, s'approche de moi, une main sur son pubis, et avec deux doigts, elle écarte ses grandes lèvres gorgées de sang, puis les petites et se masturbe, doucement. Elle me prend la main et m'invite à la relayer, en même temps, elle m'embrasse fougueusement.

Elle s'écarte, debout, elle ouvre ses cuisses. Mon regard est irrésistiblement attiré par les lèvres entrouvertes de son sexe. Sa grâce à fleur de peau intensément touchante, son corps, plein de rondeurs légèrement pulpeuses, aux formes féminines la rendaient tellement désirable, qu'une vague de chaleur m'envahit, en même temps, qu'un moment exceptionnel d'émotion, de sensualité, de densité et d'amour.

Elle s'approche, les yeux mi-clos et frotte sa vulve sur le gland de ma verge, puis l'empoigne, frotte sa vulve entre ses lèvres. Avec une main, elle se cramponne dans mon dos, et d'un coup de reins enfonce le gland en elle.

Mes doigts s'égarent dans son intimité inondée de cyprine. A travers son sexe accueillant, j'éprouvais toute sa féminité, ses sens, ses émotions, je saisissais sa nature, son amour.

Après quelques mouvements de va et vient plus profonds, elle s'écarte et s'allonge sur le dos. Jambes écartées, une main s'activant dans ses chairs. Le plaisir qu'elle se donnait se voyait à ses petits mouvements de bassin. Elle m'offrait sa masturbation. Elle se branlait, belle, impudique et joyeuse car elle savait que j'adorais la voir faire l'amour à l'air, en attendant que je l'accompagne de mon côté.

Ses gestes devenaient plus amples, plus sûrs, c'était la grande branlade. Elle finit par regarder comment je me branlais à pleine main. Elle s'assoit, prend ses jambe fermées dans ses bras, cette position qui semble pudique le devient moins quand elle écarte lentement ses genoux pour offrir à ma vue son intimité brillante de mouille. Elle s'offre.

Cela me procure une vive sensation et une envie folle de lécher ce bijou. Mais elle aime les jeux érotiques. Elle se met sur le ventre. Les jambes un peu écartées, révélant discrètement les lèvres de son sexe. J'observe son corps offert, la courbe de ses hanches et de ses fesses. Mon sexe est droit et très dur.

Je m'assois près d'elle. Je caresse l'intérieur de ses cuisses, je les effleure, avant de m'aventurer plus haut : elle écarte un peu plus les cuisses, et me donne l'accès à son trésor. Je glisse un de mes doigts entre ses petites nymphes. Je fais aller et venir mon doigt quelques instants. Elle gémit en se mettant sur le côté et en relevant une de ses cuisses qui me laisse un large accès à sa vulve.

Je me mets en position, son arôme de femme envahit mes narines, l'odeur était chaude. Son parfum mielleux me guide vers ses lèvres, mon visage est dans sa chambre d'amour. Avec sa main elle a tiré le genou de sa jambe pliée vers sa poitrine. Couché au milieu, avec mes doigts, aidés de ma langue, je lèche et je masturbe son sexe, j'ouvre ses lèvres. La pointe de ma langue décrit des cercles et s'adonne à des agaceries sur la boursouflure du capuchon et le petit bouton rose se dégage. Il est beau, il a la forme d'un petit gland sur une petite hampe.

Je glisse ma langue entre ses petites lèvres que je suce, je lèche sa vulve dans les moindres détails. Enfin, je suce le clito, Sabine ne peut refouler sa jouissance, elle respire fort, mes caresses suivent le rythme de sa respiration. Les muscles de la partie basse de sa personne se contractent. Avec ses mains elle tire les deux genoux vers sa poitrine, ses fesses se soulèvent et ses cuisses s'écartent à l'extrême.

Je peaufine son excitation en glissant, par l'arrière deux doigts joints que j'ouvre dans l'étroit couloir qui mène du petit soleil étoilé au vestibule vaginal, je le caresse doucement, j'introduis deux doigts dans son vagin en les bougeant. Elle pousse de petits cris étouffés, je pénètre ma langue dans son vagin et lui masse les lèvres avec mes doigts. Elle prend ma tête entre ses deux mains : je comprends ; je suce son clitoris, j'aspire ses petites nymphes, ma langue et mes doigts caressent avec douceur toutes ses chairs délicates. Et c'est l'explosion. Je l'entends crier, je l'entends jouir.

Quelques instants plus tard, après un semblant d'apaisement, elle voit ma verge raide, gonflée. Elle se lève et me demande de m'allonger, dos sur la couverture. Elle s'abaisse lentement sur moi et met sa vulve au contact avec ma bouche. Elle est tournée du côté de mes pieds, me masturbe pendant que je m'active sur son fruit légèrement sucré, enfonçant ma langue au plus profond que je pouvais. Quel beau spectacle !!! Ce sexe, ses chairs délicates entourées de ses deux globes charnus hébergeant le petit soleil étoilé que je taquine au passage.

Elle veut me chevaucher. Elle aime cette position autoritaire et dominante, dans laquelle, elle excelle. Elle avait amélioré la position d'Andromaque, elle l'a transformé en accroupie, beaucoup plus excitante.

Brusquement, elle se dégage, se tourne vers moi, s'accroupit et délicatement enfonce ma verge, en elle. Elle se lève et s'abaisse, en mouvements de faible amplitude, pleine de mon membre.

Ses seins pendaient à ma disposition, le panorama sur ses petites lèvres qui s'ouvraient et se fermaient autour de mon sexe était sublime, je pénétrais loin dans son vagin au grès de ses besoins. Mes mains sur ses fesses accompagnaient l'effort de ses cuisses, tandis qu'elle s'octroyait, penchée en avant, un savoureux frottis clitoridien. Puis, en arrière, le massage de son point " G ".

Son clitoris augmente encore de volume et se raidit, je le sens, nettement, sur ma verge. Sur son visage, des signes de tension apparaissent ; ses fesses que je pétris, se contractent. Je suce ses mamelons, tout son corps frémit. Elle me mord l'épaule. Son vagin étreint ma verge, de plus en plus, étroitement, c'est délicieux. Puis elle se redresse, se penche en arrière, son point " G " s'enflamme ; elle accélère ses mouvements circulaires pendant que je la masturbe.

C'est l'explosion, des cris, des gémissements, un orgasme total, vertigineux !! J'ai du mal à me retenir mais j'y parviens. Elle récupère un peu, ses fesses posées sur mes cuisses. Elle me caresse le visage, et elle m'embrasse.

Le caractère continu apparaît souvent dans l'orgasme féminin. Chez Sabine, il n'est pas localisé en un point unique. Chez elle, cette continuité augmente en intensité, se diffuse sur sa peau, contracte ses muscles comme une passion frénétique incontrôlable. En somme, aux moments fastes, orgasme au pluriel, ne revenant jamais de la même façon ; impression de ne jamais avoir fini avec son excitation, jouissant sans se résorber jusqu'à épuisement. La seule exigence : honorer toutes les parties de son corps, avec les mains, la langue, la bouche, caresser les seins, sa vulve pulpeuse, comme les pieds, les cuisses, les fesses.

Toujours assise sur mes cuisses, elle me passe la main dans les cheveux. Elle sourit. Dans ses yeux je vois toujours briller le désir.

- Quel type tu fais Luc !! Comment peux-tu tenir si longtemps, tu n'as encore pas joui !!

C'est vrai que la nature m'a gâté !

Alors, elle se soulève, glisse doucement ma verge dans son vagin et reprend un mouvement pendulaire. Puis elle s'arrête, pousse la pénétration et s'adonne à des mouvements circulaires en contractant ses muscles vaginaux, ainsi elle ouvre le passage qu'elle avait baptisé de " mystérieux ". C'est-à-dire, le pourtour du col utérin, dans lequel elle loge mon gland. Les mouvements lents qu'elle pratique nous rendent fou de plaisir et prolonge la série d'orgasmes dont elle contrôle l'intensité et le rythme en réglant ses mouvements favoris.

Puis, elle laisse l'excitation décroître. Se penche sur moi et module la stimulation de son clitoris. Elle est tellement experte que je sens les pulsations de son vagin augmenter. Je suis près à m'élever au-dessus du point de non retour. Elle s'en rend compte, se redresse et m'offre la vue des sexes en légers mouvements, particulièrement excitant. J'approche de la jouissance, elle se penche sur moi, accélère les mouvements et c'est le feu d'artifice, pour une fois, pour tous les deux, ponctués de râles, de cris, suivis d'un doux évanouissement.

Elle me garde un bon moment, en elle, sans bouger, puis se laisse glisser, à mon côté. Nous venions d'obtenir la perfection dans la fusion. Je lui avais donné l'occasion de s'offrir, en me possédant et elle m'avait donné le meilleur d'elle-même.

Je l'embrasse tendrement. Elle me dit :

-" C'était l'extase, chéri. J'ai décollé, il me semble avoir été projetée hors de mon corps. Je plane. Je suis vidée mais heureuse "

L'amour renouvelle la vie. Il n'y a pas plus grand bonheur au monde que deux amoureux qui obtiennent le grand frisson, au bon moment, au bon endroit, avec amour, patience et complicité, en ayant comme témoin, le ciel.

Le désir, l'émotion, les fantasmes se combinent de mille façons et nous libèrent de la nécessité des devoirs, des préjugés, des contraintes.

C'est l'art d'aimer !!!

Théo



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