Tout est calme. La nuit s'est installée et le silence règne, à nouveau, interrompu par le bruit de mes doigts, frappant les touches de mon clavier, nerveusement.
Il est tard. La nuit est déjà avancée. Et pourtant, je pense à Toi. Je viens d'écrire, en Grèce, en Espagne, aux USA. Puis à Toi, un nouveau texte, inspiré par ton départ, par ta voix qui vient de me quitter, comme chargée déjà de regrets.
Quand je t'entends, je frémis comme si j'étais, à nouveau, sous tes doigts. Sans te voir, je souris, te revoyant, allongé, dans le lit, sondant ma silhouette dans le soir. Ai-je eu raison de m'approcher? De m'allonger contre toi? Dans quelle aventure me suis-je aventurée?
Je n'ai pas vraiment envie de me poser la question. Le plus important n'est-il pas de savourer ce que la Vie nous offre? Quelle qu'en soit l'heure où l'endroit. Il est tard, encore une fois, je ne dors pas. J'ai besoin de penser a toi avant de sombrer dans le sommeil.
Tout est silencieux, autour de moi, et à nouveau, mes pensées vont vers Toi, si loin de moi, là bas. Tu dors, comment dors-tu? Sur le dos, le coté, ou le ventre? Il y a tant de choses que je ne sais pas encore de toi et pourtant que j'aimerai deviner. Mets-tu un pyjama ou dors-tu nu? Ou en caleçon? J'ai aimé glisser ma main sur ta cuisse, en remonter sur la longueur, sous le tissu léger de ton caleçon, laisser mes doigts te frôler, te toucher, te caresser et doucement, te goûter, te déguster, te consommer. En cet endroit, ta chair est si douce, si tendre. Comme j'aime la savourer. Comme j'aime te manger...
Je ferme les yeux, comme pour mieux me rappeler mes souvenirs. J'étais si bien contre toi, lovée au creux de tes bras. C'était si bon de me laisser aimer par toi. Tes doigts légers semblaient courir sur moi. Je me sentais, doucement, emportée par les sensations que ta langue provoquait; que tes mains éveillaient en me caressant, doucement.
Peu à peu, tout mon corps semblait s'enflammer. Mes mains s'agripper à tes hanches. Je voulais te sentir, encore me pénétrer. Un désir sauvage me vrillait le ventre. J'aimais être, par toi, ainsi, possédée. Tes coups de reins se font plus violents. Je me colle à toi, m'offre, me cambre; je sens en moi ton sexe se mettre à glisser, en de merveilleux va et viens qui me font suffoquer de plaisir.
Tu sembles te déchaîner; tu me possèdes voracement et je sombre dans des frissons de volupté. Des ondes de plaisir sont en train de me traverser. Tu es en train de me posséder et c'est si bon tout mon corps, soudain, se met à exulter puis sous ton sexe, longuement, à vibrer. Impossible de résister. Le plaisir que tu me donnes est en train de m'emporter.
Soudain, le souffle vient à me manquer; tendue comme un arc, je laisse mon corps te savourer; le plaisir m'emporter, vers des cimes impossibles, retrouvant la douceur de tes bras comme pour me protéger, de m'être ainsi envolée, évadée, de t'avoir un instant, soudain, échappée.
Tu me regardes, souris devant mon regard épuisé de ce plaisir que tu viens de me donner puis tu te laisses, toi aussi, emporté, par ce plaisir qui semble, soudain, te torturer. Mais tes gémissements ne sont qu'un chant d'amour dont je ne peux me lasser...
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