Les orages se sont éloignés. Mes tempêtes se sont apaisées. Les battements de mon coeur se sont enfin calmés. Je peux penser à toi comme un rêve inachevé, enfui à jamais.
A l'horizon, le soleil s'est levé. J'ai beau scruter l'horizon, rien n'a changé dans ma vie. Le paysage est demeuré aussi lisse qu'il était. La campagne me paraît toujours aussi belle; l'Automne a, le goût des fruits amers, malgré la beauté ocre et chaude de ses feuilles que le vent commence à emporter.
Tu n'étais qu'une illusion, un marchand de rêves, où chaque nuit, telle Pénélope, je te réinventais, où je recommençais à t'aimer, sans savoir que mon coeur allait se briser.
Comment ai-je pu croire que le monde soudain s'arrêtait ? Que mon rêve allait se réveiller ? Que mes yeux allaient s'illuminer ? Tout n'était qu'illusions et mensonges comme le songe d'une nuit d'été qui à jamais, s'en est allé.
Je garderai, au fond de mon coeur, cette caresse, trop brève, ce souffle doux sur mon corps; ce fugitif moment de tendresse.
Puis, cette attente où j'ai eu l'impression de perdre pied, brusquement de couler, de te perdre à jamais. L'heure est venue de t'oublier, de te chasser, de mon coeur, à jamais.
J'avais oublié que les marchands de rêves ne sont pas faits pour aimer.
Ils ne sont faits que pour passer, sans jamais les regretter.
Gare aux marchands de rêve sur le Net...Ils brillent comme des étoiles mais se consument aussi vite que des allumetes.
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