SAINT VALENTIN

par Paladin1


Françoise mettait la table : deux jolies assiettes, verres de cristal, nappe rouge comme l'amour. C'était le 14 février et elle avait quitté le travail plus tôt pour faire une surprise a Michel, son mari. Elle s'était douchée, parfumée, avait enfilé des bas "up" comme il aimait, passé une petite culotte de dentelle noire à dentelles et une courte robe rouge , sans soutien-gorge. de toute façon, après le repas, ils iraient très vite au lit où elle essaierait de se surpasser pour cette St Valentin, la cinquième qu'ils passaient ensemble... 18 heures, il ne tarderait plus...une chaleur croissante brûlait son ventre et ses seins. Vivement qu'il soit la! finalement, ils pourraient faire l'amour avant de passer a table, elle en avait trop envie...elle toucha sa poitrine, ses pointes qui avaient durcies en pensant à Michel et à tout ce qu'elle avait prévu pour lui..."Mon cher, mon tendre amour, je suis impatiente de sentir ton corps sur le mien, ton sexe en moi..." ses mains glissèrent vers son ventre...non, elle n'allait pas se caresser maintenant, il fallait garder cette tension pour la soulager avec lui tout a l'heure...

Le bruit du moteur au ralentit, puis du frein a main, la fit sursauter. c'était lui. La porte s'ouvrit et il entra. Mais il ne portait que sa mallette de travail, pas de fleurs...pour la première fois, il avait oublié la fête des amoureux...

- On fête quelque chose, ce soir, demanda-t-il devant la table préparée...

L'excitation de Françoise tomba, tout d'un coup. Etait-ce le début de la fin, l'installation de la routine?

- Ben...balbutia-t-elle en retenant sa colère, c'est la St Valentin, tu ne t'en souvenais plus?

Il éclata de rire et l'embrassa

-Tes cadeaux sont dehors! Steve! appela-t-il en se tournant vers la porte restée ouverte.

Un jeune homme entra. Vingt-deux ou vingt trois ans, un visage de dieu grec encadré par d'épais cheveux chatains blonds, de magnifiques yeux bleu clairs et un corps superbe. Vêtu d'un jean et d'un blouson de cuir, il tenait dans une main un énorme bouquet de fleur et dans l'autre un sac rempli de trois bouteilles de champagne...mais qui était il??

- Steve, dit Michel, est un strip-teaser professionnel, qui fait des spectacles privés. il va dîner avec nous et après nous faire son numéro. Bonne St Valentin, mon amour!

C'était donc ça! Elle sentit un grand poids la quitter. Elle se souvenait d'une soirée de délire, où ils s'étaient racontés leurs phantasmes. Elle lui avait exprimé le trouble qu'elle avait ressentit à un spectacle de Chippendales, devant ces hommes au corps parfait, l'envie qu'elle avait d'en avoir un, à domicile. Michel lui offrait ça pour le 14 février!

Néanmoins elle trouvait la soirée gâchée...C'est en tête à tête qu'elle avait souhaité la passer!

Le repas terminé, Steve demanda qu'on éteigne les lumières, a part un spot dirigé sur lui. Il mit alors un cd sur la chaîne, la musique de "neuf semaines et demi" évidement...

Décidément se dit Françoise, rien d'original mais il est top-canon alors profitons en! Dans le canapé, blottie dans les bras de Michel, elle n'en perdit pas une miette. Son effeuillage était tout ce qu'il y a de classique, mais sa beauté était classique, dans le sens de la sculpture antique! La chaleur qui l'avait quittée à l'arrivée de Michel revint dan le corps de la jeune femme, augmentée par la main de Michel qui s'égarait, sur sa poitrine. Discrètement, elle serra ses cuisses, l'une contre l'autre, faisant monter, d'un cran, la flamme qui la dévorait. Le numéro se termina, trop tôt, à son goût, Steve n'avait gardé qu'un string de cuir. Sans se rhabiller, il vint s'asseoir, à coté du couple, qui l'invita à boire le champagne.

-Tu me disais, dit Michel , que lorsque tu voyais les Chippendales, tu étais frustrée de ne pas pouvoir les toucher...Ce soir, tu peux, ne te gêne pas!

Sous l'effet de l'alcool et les encouragement de son mari, Françoise flatta, d'abord timidement, les épaules d'acier, puis s'enhardit, suivant le parcours de la poitrine lisse. Michel resservit du champagne. Passablement ivre, elle descendit vers les abdominaux, marqués comme une tablette de chocolat. Son époux, ayant glissé une main, sous sa jupe, lui caressait maintenant les fesses. .Excitée, elle passa ses plumes, sur les hanches du jeune homme, barrée juste par la ficelle du cache-sexe, sur le haut de ses jambes qu'elle s'amusa à chatouiller. Michel avait maintenant la main, entre ses cuisses, passant du contact râpeux du bas à l'infinie douceur de la peau, tout prés du sexe. Elle se souleva, un peu, pour lui faciliter la tache et aperçut alors la grosseur qui gonflait maintenant le string. Passant deux doigt, sur le coté du slip, son mari frotta, doucement, son clitoris.

-Vas-y, n'ai pas peur, ose! lui murmura-t-il

Comme dans un rêve elle se vit alors baisser le string de Steve, libérant un sexe bien proportionné qui se dressa devant elle.. Elle happa le membre ainsi offert à elle, à pleine bouche et commença a lui imprimer un mouvement de va et viens. Michel lui souleva la robe sur le dos et entreprit de lui ôter sa culotte. Elle l'aida en se tortillant délicieusement. La pièce de lingerie atterrit sur le sol et Michel, sortit son sexe et pénétra sa femme. Tout en continuant à sucer, elle émettait les "mmmm" que seule sa bouche pleine lui permettait. Elle appréciait, physiquement et intellectuellement, les deux phallus qui la besognaient aux deux extrémités de sa personne, salivant, abondement, sur celui de Steve, lubrifiant, naturellement, celui de Michel. Elle aimait sentir les mains de son époux sur ses hanches, et celle du strip-teaser qui caressait, ses seins nus, sous l'étoffe. Comme prise de frénésie, sa bouche engloutissait le jeune homme, puis le laissait ressortir presque entièrement, sa langue léchant le méat, ses lèvres insistant sur la jonction de la tête et du corps, ses mains soupesant, pressant légèrement les deux fruits qui pendaient, en dessous. Quel délice de se livrer à cet exercice en se sentant ainsi envahie par les coups de boutoir, de Michel qui la pilonnait, avec un bruit mouillé!

Steve jouit, le premier, avec un vagissement d'extase. Le jet de sperme chaud qui remplit la bouche de Françoise provoqua, chez elle, la dernière phase. Elle se mit, alors, à expédier des coup de reins avec son bassin, pour sentir, encore plus profondément, le bélier qui cognait au fond de son vagin. La vague monta, alors, très vite et l'emporta. Lâchant Steve qui n'avait pas encore complètement débandé, elle poussa un grand cri rauque et Michel, à son tour, se répandit en elle.

Ils restèrent, un instant, sans parler, Françoise couchée, à plat ventre, sur le canapé, les jambes repliées sous elle, la tête posée sur les cuisses de Steve, sa robe retroussée, Michel derrière elle, caressant ses fesse nues. Ce fut elle qui brisa le silence.

- On pourrait peut-être manger le dessert , maintenant?

Ils rirent tous les trois. Elle se leva, ses jambes tremblaient, un peu. Un liquide chaud et gluant lui coulait le long des jambes. Après un passage à la salle de bain, elle amena le gâteau en forme de cœur, qu'ils dégustèrent comme ils étaient, Steve entièrement nu, Michel tout habillé et Françoise avec sa robe et rien en dessous. Steve raconta comment quelquefois les femmes et certains hommes, chez qui il faisait des spectacles privés, voulaient aller plus loin, avec lui, ce qu'il avait toujours refusé.

Au bout d'un moment, les deux hommes se firent plus tendres, avec la jeune femme, couvrant ses mains, ses bras, ses épaules, de baisers et de caresses, chacun de son coté…Soudain, Michel la prit, sur ses genoux, embrassant, ardemment, son dos . Elle sentit une nouvelle érection la soulever. Il lui défit son vêtement et elle apparue nue, avec juste ses bas noirs qui tranchaient avec sa peau laiteuse, s'accordant avec le noir du triangle de son ventre. Le rose de ses seins gonflés répondait au rouge de sa bouche, encadrée par le noir de ses cheveux. Michel l'allongea sur le dos, lui ouvrant les jambes.

- Encore une coupe, Steve?

Il écarta les grandes lèvres de sa femme et y versa un peu de champagne. C'était une sensation nouvelle, assez agréable, de sentir le liquide frais et mousseux couler sur son sexe et suivre le sillon jusqu'a son autre orifice, en bas...Steve s'agenouilla devant elle et se mit à laper. Elle recommence à gémir...Michel se mit nu et trempa son pénis, à nouveau rigide, dans la boisson, puis l'approcha des lèvres de sa femme.

- Je sais que tu aimes les boudoirs avec le champagne...

Elle le prit dans sa bouche et commença un nouveau ballet à trois. Le plus jeune faisait des mouvements circulaires, avec sa tête entourée, par les jambes de la femme dont tout le corps ondulait, tandis que le deuxième homme bougeait, son bassin, en cadence. Mais, très vite, elle interrompit le manège. Se dégageant, elle rugit:

-J'ai envie de vous sentir tous les deux en moi !

Elle fit s'allonger, Steve, à sa place et vint le chevaucher. Saisissant sa colonne de chair dressée, s'en servit pour caresser son bijou humide. Elle sentit juste en dessous le gland de Michel qui venait s'humidifier à son huile intime, puis les doigts de son époux répandre le liquide jusqu'a son petit œillet, s'y immiscer et le dilater, doucement. Elle se laissa alors descendre, sur la stalagmite de Steve, remonta, redescendit, puis se pencha, en avant, pour aider Michel à se positionner. Elle le sentit qui se plaçait à l'entrée de sa rosette et délicatement, se frayer le passage. Il était doux et ce ne fut qu'une légère brûlure qui devint vite un plaisir.

Un double rythme se mit en marche en elle, en s'accordant. Pour la premier fois, elle était remplie des deux cotés...Ce fut une joie sauvage, Steve lui mordillant les seins, Michel les épaules. Elle se mit a crier, a proférer des encouragements, des grossièretés, auxquelles, ils répondirent. Les ondes de bonheur, qui émanaient de ses deux orifices, se mêlèrent, pour ne faire qu'un. Deux manches la fouillaient, deux paires la battaient et ils eurent l'impression d'exploser, tous les trois, en même temps.

Lorsqu'ils raccompagnèrent Steve, le jeune homme tendit la main à Michel.

- Pour le spectacle, c'est cadeau!

- Mais non, t'as bossé mon vieux. Ca mérite salaire!

Steve serra Françoise dans ses bras et l'embrassa tendrement sur la bouche.

- Voila. je suis payé.

Il se couchèrent et s'endormirent, épuisées. Dans la nuit, ils se réveillèrent et refirent ,tendrement, l'amour.

- Alors tu as aimé ma soirée de St Valentin? demanda Michel...

- C'est la plus belle que j'ai vécu, murmura Françoise, dans un baiser.

Avant de se rendormir, elle pensa, à l'année prochaine. Elle avait une amie qui s'occupait de spectacles parisiens. Peut être, pourrait-elle, inviter une danseuse du Crazy-Horse ?


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