TA LANGUE AU CHAT

par Martin


"Dans une vieille ferme retapée, retirée dans la campagne, devant un feu de cheminée crépitant, par une froide nuit d'automne. La seule lumière dans le grand salon provient des flammes qui illuminent l'âtre. Deux personnes sont allongées sur un grand tapis. Toi et moi. Tu es nue, à part une petite culotte de cuir fendue au niveau du sexe, et qui remonte haut sur les hanches, style brésilien. Moi aussi je suis nu. Une table basse se trouve à l'extrémité du tapis, sur laquelle sont posés deux plateaux, l'un de nourriture, l'autre de boisson.

Cette soirée s'inscrit dans ce que l'on a appelé nos "rendez-vous" c'est-à-dire ces soirées passées ensemble, où le virtuel essaye de rejoindre le réel. Le principe est simple. Chacun à notre tour, nous devons raconter à l'autre une expérience érotique vécue. Il s'agit d'écrire une histoire, mais verbalement. La page blanche, c'est le silence de la maison. Le stylo, la langue dans la bouche. Le sexe n'est plus simplement trou ou phallus, il est aussi vibration verbale, ondes qui circulent, expression d'une bouche, silence, hésitation. Il s'agit aussi de sexe-citer pour le conteur. Mettre en bouche des mots crus, se brûler la bouche en les disant, oser les sortir devant un public d'une seule personne, attentif, les oreilles, les orifices, les pores, la bouche ouverte pour récolter tout ce qui coulera. Excitation aussi pour celui qui écoute car les mots, petit à petit, vont devenir performatifs, durs, vont prendre corps, et rentrer comme des liquides dans toutes les fentes, dans tous les trous.

Ce jour-là, je t'ai proposé trois histoires. C'était en effet à mon tour de te raconter un épisode de ma vie sexuelle. Bien que riche en émotion, cette tranche reste modeste, ne comportant pas d'excentricités exceptionnelles, tout du moins vue de l'extérieur. La première renvoyait à cette fille qui m'avait demandé de l'attacher avant de la transformer en esclave sexuelle. La deuxième histoire que je proposais concernait cette fille de Colonel qui voulait que je lui violente la poitrine, que je lui brulatise les seins, que je lui brûle ses tétons, cette fille qui n'atteignait son plaisir que dans la douleur. Son ventre était forêt, tant sa toison était noire et drue. La troisième était classique : une baise à trois avec cette fille si stoïque dans le plaisir, si résistante dans la jouissance, si demandeuse de bites, dans le service culturel d'une Ambassade de France.

Tu étais en train de boire un verre lorsque je t'ai proposé ces choix. Mais à ta moue, j'ai bien vu que, ce jour-là, tu attendais autre chose. J'ai eu alors une idée qui, d'une certaine manière, te concernait. Quelque chose de récent, d'encore chaud. Oui, l'histoire simple de cette fille qui, lors de la soirée où l'on s'était rencontré, cette grande fille brune était venue me faire respirer l'odeur de sa culotte et l'avait promenée toute la soirée au poignet, pour me provoquer. Tes yeux se sont agrandis. Qu'est ce que je te racontais là ? "Il débloque le coco", tu t'es demandée. Femme et donc curieuse, ton choix sur cette dernière histoire devenait évident. Pas que cela soit extraordinaire mais par curiosité. Parce que cela t'intriguait.Je te revois. On avait commencé, assis en tailleur, l'un en face de l'autre, tenant à la main nos assiettes, et sirotant nos verres. Je t'avais demandé de te mettre en tailleur pour mieux profiter du spectacle de ton sexe dont on apercevait les petites lèvres, chairs intimes légèrement rosées, érotiquement mises en valeur par l'ouverture de la pièce de cuir. Un œil sur ton entrecuisse, l'autre dans tes yeux, je te racontais donc l'histoire de ce gars, qui s'était rendu seul à une fête d'anniversaire, où se retrouvaient anciens amis, ex-copines, et diverses personnes. Comme toujours, ce genre de soirée était bien arrosé. Comme toujours, la musique catalyse les énergies, dévoile les passions et laisse le corps dire ce qu'il a envie de dire. Comme toujours, les débuts de soirées sont réservés aux retrouvailles, puis vient le moment où tout s'accélère, une fois minuit passé, quand les loups sortent du bois.

Tu souriais comme je te racontais cela et pour me montrer que tu étais vraiment celle que tu donnais l'impression d'être, derrière ton sourire coquin, tu es passée dans mon dos et tu as commencé à m'embrasser dans le cou. Je bandais sévère, alors que tes mains commençaient à tourner autour depuis quelques minutes, autour de cette queue, comme deux vautours affamés. Tes mains glissaient sur mon corps, et, s'arrêtant sur mes pectoraux, pinçaient fortement les tétons, ce qui m'envoyait des décharges électriques dans tout le corp. Je sentais dans mon dos que ton ventre s'appuyait de plus en plus contre ma colonne vertébrale, exagérément, avec une force qui dépassait la caresse. Tu jouais. Tu te frottais, tes poils me chatouillaient, et j'avais même l'impression de sentir cette petite pointe dure qui se coinçait de temps en temps entre mes vertèbres et ton pubis. Tu malaxais largement ton clitoris.

J'ai continué mon histoire : "Là, je commence à discuter avec la copine d'un ami. Bon cette fille est une coquine et les hommes avisés le savent. C'est une grande brune, pas mal. Je sais qu'elle m'aime plutôt bien et s'amuse depuis toujours à me brancher ouvertement. Et nous voilà donc parti à discuter. En rigolant, devant une fille qui passe, elle me dit que tiens tiens cette fille n'a pas de culotte. Et c'est comme cela que tout a commencé :

"- Pourquoi tu dis cela, lui ai-je demandé.
- Une idée mais peut être que je me trompe. Il me semble qu'elle a le feu aux fesses. Les mecs aiment bien cela.
- Ca c'est sûr, mais c'est gratuit de dire cela, ai-je poursuivi. Tu n'en sais rien, et toi j'imagine que tu n'aimerais pas qu'on dise cela de toi, si ce n'était pas vrai. Remarque, toi, c'est différent. Te connaissant, je suis sûr que tu pourrais le faire. Je suis sûr que tu aimerais, vicelarde comme tu es, amoureuse du cul comme personne.
- Tu aimerais que je le fasse pour toi? m'a-t-elle répondue, du tac au tac, plus amusée que vexée.
- Quelle question ! lui ai-je retournée. Quel mec n'aimerait pas savoir que la fille avec il parle à le ventre à l'air, la fente ouverte. C'est excitant, qu'est ce que tu veux que je te dise d'autre. Ceci étant, il y a beaucoup de filles qui sont prêtes à le faire en parole mais qui se débinent quand il s'agit de passer à l'action... l'ai-je provoqué.
- Tu paries ?
- Je n'ai rien à t'offrir en échange, mais si tu es capable d'aller maintenant aux toilettes et de revenir en me prouvant que ta petite culotte n'est plus entre tes cuisses, alors tu auras gagné toute mon admiration. Je t'assure de ma reconnaissance éternelle." Je n'avais pas terminé de parler que déjà elle s'éclipsait. Dans ma tête, je me disais que je rêvais.

Tu as hoché de la tête. Je t'énervais un peu, entre autres parce que je ne voulais pas encore te toucher. Je voulais avancer dans mon histoire. Mais progressivement, au fur et à mesure que le temps passait, nos mains se croisaient de plus en plus. Tu n'arrêtais pas de bouger. Tu t'étais même levée pour me mettre ton ventre dans le visage. Ma bouche t'embrassait maintenant le sexe. Tu sentais bon la femme en chaleur. Tu voulais -comme tu disais- que "mes mots rentrent de plein fouet dans ton ventre, une fois sortis de ma bouche, et qu'ils résonnent en toi, qu'ils te cinglent les chairs, qu'ils aillent même là où un doigt, une langue ou une queue n'iraient jamais, au fond de tes entrailles". Tu avais écarté les bordures de la fente de ton slip de cuir pour me faire sentir l'effet du poids des mots, du choc des photos virtuelles. Le pubis en l'air, tes index tirant sur les bords de cuir comme tu l'aurais fait de tes deux grandes lèvres, tu me provoquais, voulais que je glisse aussi mon nez, que je dise si ça commençait à sentir bon. Oui tu commençais à ne plus pouvoir te retenir. Tu as alors glissé le long de mon corps désormais installé à genoux, et tu t'es allongée sur le dos, ta tête à mes pieds, les yeux sur ma bite. Je t'ai interrogé du regard. "Continue ton histoire" m'as-tu demandé, chaude d'en bas, mais curieuse d'en haut. Tu allais m'écouter en silence, les yeux désormais fermés, faussement endormie, ta main sur mon sexe tendu.

"Le temps que je me serve un verre, elle était là. Elle s'est plantée devant moi, et a levé sa main droite. À son poignet, était accroché un morceau de tissus de couleur rouge et noire, avec des dentelles, pareil au soutien gorge qui dépassait de sa poitrine dénudée sur le haut. Elle a souri : "j'ai bien mérité un verre de champagne, n'est ce pas ?". J'étais surpris, très surpris, et je crois que je lui ai dit simplement merci. J'ai regardé encore, et encore, sa culotte. Et elle a ri. Nous étions dans un coin assez sombre, et elle me l'a tendu, me la mise sous le nez : "Ca fait longtemps que je mouille pour toi, ce soir tu en as la preuve. Sent!" Elle me l'a tendue et je n'ai pas résisté. Ça puait si bon. Ça sentait le vendre chaud. J'adore l'odeur du sexe, du foutre, d'un ventre de femme, l'odeur du sperme qui commence à sécher. J'en profitais pour t'expliquer cela. Elle a continué à parler, sereine. Oui, elle se sentait bien nue comme cela, maintenant. Oui, elle le faisait de temps en temps. Mais des gens sont arrivés presque immédiatement et l'on a changé de sujet. Moi je savais que la fille qui discutait de choses maintenant sérieuses, avait à son poignet la preuve de sa nudité. Seul, son sourire complice l'attestait.

Tu aimais cette histoire, même si, peut-être, au fond de toi-même, elle t'énervait un peu. Tes seins étaient encore plus dures, et tes tétons me regardaient droits. Pour mieux te voir offerte, j'avais glissé un oreiller sous ton ventre, de telle sorte que je puisse contempler chaque centimètre carré de cet entrejambe que j'aimais tant. Tes jambes étaient pliées haut et largement ouvertes. Déjà avec mes doigts, je recueillais le précieux jus qui sortait sur le bas de ta fente, comme sort le jus des lèvres du pressoir à pommes, et je commençais un massage intime. Et je regardais passionnément.

Et je pensais : "Ta fine fente qui sépare tes deux lèvres peu charnues, ton petit duvet qui boise la région anale, le haut de tes cuisses à la peau si douce, oui c'est tout cela que je photographie en te parlant". Puis mes mots ont prolongé ma pensée: "Je vais te badigeonner complètement l'intérieur des cuisses de ton foutre. Mes deux doigts sont devenus pinceaux, et vont et viennent sur ta peau, flirtant ci et là avec une zone plus érogène. Bien sûr, j'insiste sur ta petite étoile que je recouvre aussi de jus. Elle s'ouvre doucement, à force de la caresser. Elle aime aussi. Je te sens prête à venir."

"Oui ma douce. Tes muscles se détendent, et mon doigt se glisse dans ton intérieur, sur quelques millimètres. Oui, c'est le plaisir qui s'insinue dans les micro veines de ta petite corolle et tu t'ouvres comme une fleur. L'entrée de ton puit est chaude, douce, tendre, flexible. Tu aimes car ton bassin commence à aller et venir. Même si tu parais toujours endormie. Oui, j'insiste et fait de ce doigt, un petit sexe qui rentre et sort de tes fesses, dans un mouvement régulier, de plus en plus profond, de haut en bas, puis circulairement."

Tu m'entends et me reçois cinq sur cinq. Ta respiration est de plus en plus forte. Tu es bien, libre de crier, pas de contrôle, les sens en quête de défoulement, sans limite. Je te demande de te retourner et de te mettre à genoux, c'est à dire à quatre pattes. "C'est ça, creuse tes reins, comme une chatte en chaleur." Tu t'exécutes, laissant échapper de ton ventre des mots crus, faisant fi de toutes retenues. Tu parles, tu dis combien tu veux que je t'écarte, fort, plus fort, dans ton cul. Tes mains ouvrent ton sexe, en tirant sur les lèvres, et joue même avec ton clitoris. J'aime tellement ces instants. Les plaisirs sont si vrais, non contenus, profonds, sincères, non feints. Détendue, tu te donnes, tu t'offres, libérant tes odeurs, ouvrant tes écluses pour que sorte de toi la liqueur translucide qui glisse le long de ta cuisse, et mouille le drap comme le ferait la jouissance d'un homme. Oui, ça y est. Enfin. Tu jouis. On le voit en direct. Je te regarde couler et te décris la situation. Ton sexe s'est transformé en une véritable cascade d'un liquide gluant. Oui tu miaules plus que de vrai. Je t'encourage. Je te demande où tu veux que mes doigts s'égarent encore, qu'ils se perdent dans tes intimités les plus profondes. Oui ma petite chatte, tu miaules, ou du moins c'est ce que je crois. Mais en fait, non, c'est bien un petit chat qui se pointe de je ne sais où. Il veut de la compagnie, et vient tout naturellement à nous, grimpant sur ton dos, serrant les griffes de bonheur, et tu fais le dos rond, car cette sensation est agréable. Oh oui c'était sûr, ni une ni deux le chat pointe sa truffe entre tes fesses, l'odeur, la moiteur. Je ne pense pas qu'à ce moment il ait une quelconque attirance sexuelle. Pourtant, t'es tellement bandante, les reins un peu surélevés, le chat qui te respire par derrière. Immédiatement, tu te trémousses anormalement car sa langue vient de s'insinuer entre tes fesses. Oui le petit chat commence à faire ce que je voulais faire, lécher.

Oh oui, vite je comprends qu'il se passe quelque chose de pas ordinaire. Tu aimes, c'est sûr. Alors je te demande de te retourner, de t'asseoir et d'écarter les cuisses. À côté sur la table, il reste un peu de lait. Je m'en saisis et, alors que tu me regardes avec étonnement, je verse doucement le liquide sur ta fente. Le chat s'excite et, comme affamé, jette de grands coups de langue, de sa langue râpeuse, délicieusement accrocheuse. Tes yeux s'agrandissent, tes sourcils se froncent, ta

poitrine se soulève, tes mains s'accrochent, l'une sur ma bitte, la serrant comme une damnée. Tu veux le voir, voir le secret de cet animal, pourquoi c'est si bon, quel est son truc. Mon histoire est loin.

"Le chat me lèche... laisse-le. On s'en fout de l'histoire, fout de cette fille, c'est si bon". C'est simple. Alors je t'ouvre le sexe encore plus largement à l'aide de mes deux doigts, pour que le chat entre loin son nez froid. J'écarte encore plus tes cuisses, lève tes jambes, et remets un peu de lait sur ton clitoris gorgé de sang, tendu comme une queue, sur ton puit qui se distend, sur ton anus aussi. Le chat est aux anges, toi aussi. Moi, je veux participer. Alors je m'approche, pose mon sexe sur ton trou de derrière déjà bien ouvert, le guide avec ma main pour bien le mettre en orbite, et attend. Le chat vient me voir aussi, c'est là maintenant qu'il fait le ménage, à l'intersection de ma bite et de ton cul. Il nous nettoie tous les deux, et ça brûle, tant c'est bon. Tu me dis de venir, de rentrer. Doucement, je m'introduis, tu t'écartes les fesses, agrandissant les muscles de ton trou comme jamais, prête à crier, et moi aussi je suis sur le point de jouir, sans contrôle. Je n'en peux plus, et je commence à accélérer, tout en ne pénétrant que de quelques millimètres. Oui c'est comme ca que je vais jouir, en restant en surface, pour qu'on voit ensemble mes giclées te mouiller l'anus, quand je ressortirai un peu, et que je repartirai au charbon, dans la mine, tout cela pour que le chat puisse avoir sa part, que la crème Yoplait soit remplacer par une crème faite maison, une crème dessert. Je te dis et tu confirmes, oui tu vas jouir à nouveau... et l'on se regarde... et l'on voit le chat qui lèche ma bite, ma bite qui rentre dans ton cul... et l'on gémit, lui miaule. C'est le bonheur. Je te prends jusqu'au fond, à fond, en toi et tu hurles car je t'ai soulevé de terre, dans mes bras pour que ton bassin soit complètement en face de mon sexe. Et je pistonne de toutes mes forces d'interminables secondes, jusqu'à ce que nos démons s'apaisent. Le feu crépite toujours dans la cheminée. Tu poses enfin ta tête dans le creux de mon épaule. Je te repose par terre. Le chat, lui, a pris peur. Il s'est enfuit, mais nous regarde de loin, caché sous le canapé, envieux.

"La prochaine fois, pour la prochaine soirée, il faudra trouver une maison avec un chien, surtout pas une chienne, un chien pour qu'il y ait une langue et même une queue de plus à branler..." as-tu ajouté en reprenant ta respiration. Et là, j'avoue, tu m'as laissé sans voix. Jusqu'où allais-tu repousser les limites? Jusqu'où serais-je prêt à les suivre ?

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