MISE EN ABIME

par Paladin1


La cassette vidéo, arrivée par la poste, ne portait pas d'autre inscription que " Pour Vous, Mme Elise X… ". Lorsque Elise la mit, dans le magnétoscope, une jolie petite brune apparue, sur l'écran.

- Bonjour Madame. Je m'appelle Mélissa. Je suis désolée de devoir vous l'apprendre comme ça, mais je suis la maîtresse de Serge, votre mari. Il n'a jamais voulu vous en parler, alors j'en suis réduit à la faire moi-même. Pour le prouver, j'ai caché un caméscope chez moi. La preuve en image suit…

La dessus se fit l'image d'un salon ou Mélissa se tenait debout, et Elise, stupéfaite, vit Serge qui l'embrassait ardemment, comme il le faisait au début, avec elle….. Il y avait si longtemps…La petite brune portait une robe courte, bleue, boutonnée devant et il lui pelotait les seins, lui arrachant des petits cris. Il défit quelques boutons et sortit une charmante poitrine aux tétons gonflés, puis s'agenouilla devant elle en ouvrant la robe en grand.

Elise voulut saisir la télécommande, pour arrêter le spectacle, mais ne put s'y résoudre…un trouble autre que la jalousie la saisissait. Elle vit son mari descendre la culotte de Mélissa qui se tortillait d'excitation, dévoilant une toison noire et épaisse, parfaitement épilée en forme de triangle d'ébène. Elle écarta largement les cuisses et Serge y colla sa bouche. Elise se souvenait du contact de ses papilles sur son clitoris, autrefois, de ses coups de langues qui la faisaient, très vite, décoller, en criant. Il y a bien longtemps qu'il ne le faisait plus, maintenant, il lui grimpait dessus et après quelques allez-retours, avec son souffle de bœuf, il jouissait et s'endormait, dans les cinq minutes.

Sur l'écran, il remuait sa tête contre le ventre de la belle qui ondulait, poussant des " ho " et des " ha " les yeux clos, la tête en arrière et la langue passant sur ses lèvres. Elise le vit passer un doigt entre les cuisses de sa maîtresse, l'humecter et lui enfoncer dans l'anus. Mélissa criait encore plus fort Appuyée contre une petite table, elle entoura ses jambes, autour de sa tête. Sa poitrine se balançait librement.



- Prends-moi ! cria-t-elle



L'homme se redressa et descendant son pantalon, la cloua, littéralement, sur la table, en lui posant les jambes sur ses épaules. Il avait toujours de belles fesses musclées qui se projetaient avec vigueur, d'avant en arrière, arrachant, à chaque fois, un cri à sa maîtresse.

Tout à coup, Elise réalisa que Serge venait d'entrer, dans la pièce, et qu'il s'était assis, à coté d'elle, sur le canapé, ne sachant que dire.

- Elle avait filmé ça, la salope…Elise, je te demande pardon…je…

Elle se tourna vers lui, se sentant étrange et lui dit :

- Avec elle au moins, tu es créatif…

Elle saisit la main de son mari et la porta entre ses jambes.

- Tu sens comme je mouille ? Caresse-moi à travers mon slip…

Dans un état d'hébétude totale il commença quelques mouvements avec ses doigts mais Elise, prise de frénésie, jouant avec son bassin, vint s'y frotter énergiquement. Elle sentait le tissu inondé, collé, qui épousait la forme de ses lèvres et de son clitoris, pendant qu'elle continuait à suivre sur le poste, les amants qui avaient changé de position : cette fois Serge était contre la table et Mélissa, y prenant appuie, avec les pieds, ses bras autour du cou de l'homme, montait et descendait sur le sexe de son amant qu'on ne voyait pas. Mais elle avait rejeté sa robe et Elise apercevait les fruits gonflés de son mari qui remuaient entre ses jambes…

- Va chercher le camescope! ordonna-t-elle, d'une voix rauque .Il s'exécuta, sans discuter, installa la caméra, sur un trépied et la mit en marche. Elise se laissa tomber du canapé, en avant, les avant- bras appuyés par terre, la robe retroussée dans son dos. Elle baissa sa culotte jusqu'à mi-cuisse, le tissu tendu entre ses jambes écartées et creusa les reins pour exposer sa fente entrouverte et brillante, allant de sa fourrure mordorée, jusqu'à proximité de son autre orifice, en étoile…

- Baise-moi, baise-moi à fond !

Elle se sentit empalée par un membre, d'une rigidité de fer, avec une vigueur qu'elle avait oubliée…Son vagin engourdit, par l'habitude, se réveillait, s'ouvrait aux coups de boutoir, elle contractait ses muscles autour de ce gourdin qui la travaillait, répandant des ondes de plaisir dans tout son corps, qui allèrent croissants et elle jouit, au même moment, que Mélissa, sur l'écran. Serge pour une fois n'avait pas conclu, avant elle, mais elle s'en détacha et attrapant son sexe à pleine main, le masturba, presque violemment, en direction du caméscope, jusqu'à ce qu'il pousse un long soupir. Un grand jet de crème jaillit, vers la camera, dont une partie masqua l'objectif.

- Espèce d'enfoiré, dit-elle, encore hors d'elle, tu vas porter la cassette à cette femme…

- Voilà, dit Serge, en tendant une nouvelle cassette à Elise. Elle m'a demandé de filmer et de ne rien te dire, avant que tu la regardes. Cette fois la caméra n'était pas fixe, c'était Serge qui la maniait, obéissant aux ordres de sa maîtresse. Le film commençait par un plan, sur un téléviseur, sur lequel passait, celui, déjà réalisé, par Elise. Elle se revit, sa jupe relevée et sa culotte baissée, subissant les assauts de son mari.

Elle entendait les rugissements qu'elle avait poussés, alors.

En arrière plan, on percevait même l'écran où s'ébattaient Serge et Mélissa. Son sexe se mouilla immédiatement. Zoom arrière, révélant Mélissa sur un fauteuil. Entièrement nue, elle se tenait les jambes, largement, écartées, posées, sur les accoudoirs. Une main s'agitait en dessous de sa toison, l'autre tenait un godemiché.

- Bonjour Elise, dit-elle. Votre cassette m'a beaucoup troublée, comme la mienne a eu l'air de le faire sur vous. Au début, je voulais juste obliger Serge à choisir entre nous deux.... Elle amena le godemiché entre ses cuisses et le passa sur l'entrée de son sexe, doucement, de haut en bas. Sa corolle s'ouvrit...

- Mais maintenant, ça prends un autre tour...Je veux continuer à le voir, vous baiser et je veux que vous le voyez me baiser... Ses doigts glissaient sur son bouton qu'on devinait huilé à souhait. Elle n'avait entré que la tête du godemiché avec laquelle elle explorait, chaque recoin de son intimité.

- Si vous le voulez bien, découvrons de nouvelles variantes au plaisir. J'aimerais vous rencontrer...

Sa voix avait changé, elle haletait. Sa main libre quitta son entrejambe pour venir caresser ses seins, en presser les bouts.

- Mhumm...j'aimerais que vous vous branlez, comme moi, en me regardant...

Elle engouffra le gode dans sa caverne rose, en gémissant. Elise, sans le regarder, avait sorti le membre raidi de Serge, tandis que celui-ci glissait deux doigts, sur les cotés de la culotte et pénétrait le marécage tiède du vagin. Il sentait les cuisses et les fesses de sa femme se contracter spasmodiquement, aspirant ses doigts, comme une bouche.

Sur l'écran, trois scènes gigognes: Serge et Mélissa, Elise et Serge, Mélissa toute seule, qui se tordait de plaisir, faisant glisser en elle le phallus de caoutchouc, l'autre main ayant repris son manége clitoridien.

- OOOhhh!Comme c'est bon! je vais jouir....


Le poignet d'Elise imprimait des mouvements, de plus en plus rapides, à la tour dressée de Serge. Un troisième doigt s'était glissé, en elle, la dilatant davantage, s'enfonçant, de plus en plus profondément en elle. Elle observa un instant, sur l'écran, l'anus de Mélissa qui se contractait par à coup, puis la femme du film hurla, Serge poussa un puissant râle et Elise sentit une bouillie chaude lui couler sur la main. Abandonnant tout contrôle, elle se laissa emporter par un orgasme fou.

- C'était super, dit encore Mélissa dans la télévision ,en se léchant les doigts, de savoir que vous me regardiez...MMMM....quand nous rencontrons nous?

Leur salon bourgeois était rempli du parfum musqué de leurs secrétions....Pour la première fois, ils se trouvaient ensemble...Mélissa, petite, brune, vêtue d'une robe sexy, chaussée d'escarpins à talons aiguilles et Elise, grande, châtain, avec sa jupe longue et son chemisier sage...elle se regardèrent, gênées, Serge encore plus...

- Alors, que faisons nous? demanda Elise qui avait préparé le matériel vidéo.

- Bon...c'est moi qui ai dirigé les manœuvres la derniers fois, répondit Mélissa. C'est à votre tour...dites moi ce que vous souhaitez... Elise eut un sourire ambigu...

- Serge, déshabilles-toi

L'homme se mit, entièrement, nu, sous le regard des deux femmes habillées, situation nouvelle qui l'excitait. Sa femme sortit des rubans rouges, avec lesquels, elle lui attacha les mains, puis les fixa au montant d'une bibliothèque... ses pieds furent aussi entravés. Ainsi offert, il eut une superbe érection.

Elise demanda à Mélissa d'enlever sa robe et sa culotte, elle apparut, en soutien-gorge, du même noir que sa toison pubienne, ses chaussures à talons encore aux pieds. Pour la première fois de ma vie, déclara Elise, je suis allée dans un sex-shop. J'ai ramené quelque chose pour que tu en fasses bon usage...

Elle amena un godemichés de belle taille, monté sur un trépied terminé par des ventouses, grâce auxquelles, elle fixa le gadget, au sol, à proximité de Mélissa.

- Maintenant, dit-elle, en mettant le caméscope en marche, vas-y, suces-le, avec application!

Evidement, à coté de l'homme, sur la télévision, passaient les images des scènes sexuelles gigognes...

Mélissa s'agenouilla et commença à lécher les testicules de serge, puis les prit, dans ses mains, les soupesant, tout en entourant le gland de sa langue, insistant sur le méat. Vite, elle le prit dans sa bouche. Bien sur, ce n'était pas la première fois, qu'elle le suçait, mais cette fois, il était attaché, à sa merci, avec sa femme qui prenait plaisir à le regarder; sa femme qui lui avait imposé une nudité incomplète...Elle se sentait chaude, comme ivre, avait envie de se surpasser...Elle caressait les bourses gonflées, les soupesaient, les effleuraient de ses ongles, explora les belles fesses masculines, leurs rondeurs, puis les replis, jusqu'au plus secret...Elle porta un doigt entre ses cuisses, le couvrit de son huile d'amour et doucement, l'introduisit dans l'œillet de l'homme, sans défense, qui frémit...

Elise s'approcha, faisant un gros plan sur la bouche qui engloutissait le sexe de son mari.
Elle avait quitté sa jupe et son slip.

- Vas-y, enlèves ton doigt de son cul et mets-y carrément le pouce...
- Oh! vous me faites vraiment mouiller tous les deux!

Mélissa s'exécuta, Serge se raidit en poussant un petit cri...La petite brune sentit le feu dans son ventre et se souvint alors du gadget, juste derrière elle. S'accroupissant elle s'assit sur le gode, tout en le suçant, plus goulûment. Le pénis artificiel était gros, elle s'y empala, doucement, l'aspergeant de petits jets de cyprine. Elle l'eut, enfin, complètement, en elle, la tête de l'engin cognant au fond de son vagin. Elle joua des cuisses pour coulisser dessus.

Elise zoomait maintenant sur la vulve ouverte qui enserrait la hampe de caoutchouc, de plus en plus luisante, sur les rondeurs blanches et fermes du postérieur qui montait, descendait, en une sarabande endiablée. A genoux, elle contemplait la pénétration à travers l'objectif, un coussin glissé entre ses jambes, sur lequel elle frottait son clitoris gonflé. Serge, subissant à la fois la fellation et la sodomie de la part de sa maîtresse, fermait les yeux, au bord de l'extase.

Avec de grands bruits de sussions, Mélissa salivait, généreusement, sur le manche de son amant, jouait de la langue, enfonçait son pouce, de plus en plus, profondément. tandis qu'elle s'agitait sur le membre artificiel ; le phantasme lui vint que c'était Elise, devenue un homme, qui la pénétrait ainsi…comme elle était bien montée! Une chaude liqueur se répandit dans sa bouche. Elle s'en régala comme un nectar, lécha les dernières gouttes et en quelque coups de reins, sur le gode, s'expédia très haut dans le ciel. Elise coupa la caméra et se balança plus fort, sur son coussin, jusqu'a ce qu'elle vienne à son tour...

-Tu es une bonne dominatrice, dit Mélissa, mais saurais-tu te soumettre?

Elise eut un regard de défi:

-Je t'écoute!

La brune lui demanda de s'allonger, sur la table où avec des rubans, elle l'attacha aux pieds, bras et jambes largement écartés. Elle lui rabattit sa jupe, sur le dos et prit le caméscope. Le kaléidoscope d'images érotiques en abîmes, défilait à la télé, poussée devant elle. Elise, dans cette positon humiliante, présentait son postérieur moulé dans un slip de coton blanc.

- Serge? Il me semble que dans ton couple, tu n'as jamais porté la culotte, non? demanda Mélissa.
- Non, c'est vrai!
- Alors en parlant de culotte, si tu arrachais celle de ta femme?

D'un geste sec, le sous-vêtement fut déchiré. Les globes bien galbés d'Elise apparurent, séparés par le sillon, avec la petite fente visible, entre les cuisses écartées, quelques touffes de poils, dépassant, coincés sous la table.

- Comment te sens-tu, Elise?

- Pas d'humeur à plaisanter! Tu joues à quoi, là?

- Ho! Tu l'entends, Serge, elle fait sa méchante! Elle mérite une bonne fessée!

Elise comprit ce qui l'attendait et voulut y échapper. Elle tenta de se libérer.

- Il y a des limites! je vous préviens...

Sur un geste de sa maîtresse, la main de l'homme s'abattit sur les fesses offertes. hésitante d'abord, puis, plus fermement. Les fesses rougissaient, le visage d'Elise aussi. La caméra filmait, Mélissa riait et son mari, qu'elle ne voyait pas, la fessait avec ardeur. La honte et la douleur la submergèrent, puis la chaleur cuisante se communiqua, partout et une excitation inconnue fit son apparition. Elle réalisa qu'elle était en train de réaliser un de ses phantasmes les plus secrets.

Elle profita du jeu des liens qui l'entravaient, pour frotter son ventre, contre la table, son bouton se gonflait et devenait de plus en plus sensible, sa grotte s'inondait, de nouveau.

Serge, aperçut la petite bouche verticale de sa femme qui s'entrouvrait, sur un sourire humide. Il sortit son sexe et déjà prêt à l'action et l'attaqua avec ardeur... Elise défaillait sous les coups de boutoir qui augmentaient le va et viens de son clitoris sur sa surface plane. Avec de longs cris, elle atteignit un nouveau sommet, dans la jouissance, alors qu'elle sentait la semence de son mari jaillir, en elle.

Lorsqu'il la détacha, elle resta, un moment, à profiter de l'après orgasme, son sexe exposé, suintant, puis sans dire un mot, rougissant encore, elle se précipita dans la salle de bain. Quand elle en ressortit, elle avait retrouvé sa contenance. Sereinement, elle dit à Serge:

- Je crois que c'est à ton tour de tenir la caméra !

Les deux femmes, face à face, se sourirent et un long baiser brûlant et tendre les
unit. Elise descendit la fermeture de la robe de Mélissa et cette dernière déboutonna doucement le chemisier de sa "rivale".

- Ca fait longtemps que j'avais envie de tes seins...

- Prend-les! Mais tu n'auras pas le plaisir de m'enlever ma culotte, tu me l'as fait déchirer...

La jupe tomba.

- Tu peux au moins m'enlever la mienne...

Elles étaient nues, toutes les deux, maintenant. Mélissa s'allongea, sur le tapis et Elise vint la chevaucher. Tout en lui mangeant la bouche, par d'habiles manœuvres du bassin, elle lui écarta les jambes et colla son sexe, contre le sien. Elle commença un lent mouvement où leurs lèvres du bas s'embrassaient, comme celle du haut, leurs clitoris, comme deux silex se frottaient, provoquant des étincelles de plaisir. Elise plaquait les bras et les fesses de sa partenaire au sol, lui imposant son rythme.

- Vas-y plus fort! supplia Mélissa...

- Non, ma chérie, tu ne vas pas partir, si vite ; on a le temps, non?

Mélissa lui mordilla les seins, en lécha les fraises. Sentant l'étreinte se relâcher, elle renversa son amante et enfouit sa tête, entre ses cuisses. Ses mains caressaient ses fesses fermes et douces. Le menton plaqué, contre ses poils, elle buvait les longs flots salés qui s'écoulaient, de la fleur ouverte, s'enivrant du capiteux parfum de femme. Le bourgeon avait un goût différent. Elle y fit rouler sa langue, l'attrapa avec ses lèvres...

Elise gémissait en caressant les cheveux de sa partenaire. Elle aperçut, du coin de l'œil, son mari qui se masturbait, en les filmant. Redevenant active, elle parcourut, alternativement, avec les doigts et la bouche, l'anus et le sexe de Mélissa. Celle-ci lui écarta la corolle et la pénétra avec sa langue dardée, comme un pénis humide et doux. Son pouce s'enfonça, dans le trou, le plus étroit. Elle jouirent, toutes les deux, en même temps. Un jet de sperme les atteignit, se mêlant à la sueur. Mélissa le lécha avec délice. Elles restèrent enlacées, pendant que Serge venait s'allonger, prés d'elles.

- Je crois qu'on va bien s'amuser, tous les trois! dit enfin Elise...

Monté, leur film "Mise en abîme" fut récompensé, dans un festival du cinéma X amateur.







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